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Exploitation Océan Indien.La filière réfléchit à son avenir
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La filière réfléchit à son avenir / Journal de l’île de la Réunion, le quotidien d’information
« La filière réfléchit à son avenir »CLICANOO.COM | Publié le 23 octobre 2009
Tous les acteurs de la filière sont réunis depuis hier au Centhor à Saint-Gilles dans le cadre des Assises de la pêche. Si les capacités de pêche dans la zone étaient au cœur des débats d’hier, les participants se pencheront aujourd’hui sur la création d’une gouvernance à l’échelle de l’océan Indien.
Dans le cadre des Assises de la pêche, les débats ont démarré hier entre acteurs de la filière, élus, associations, scientifiques et administratifs au Centhor à Saint-Gilles. Sur le gril, nombre de questions cruciales pour assurer l’avenir de ce secteur économique de taille (800 marins, plus les emplois induits à terre) qui iront nourrir la position de la France dans la révision de la politique commune de la pêche.Hier matin, il a été question de ressources disponibles et de capacités de pêche. La flottille réunionnaise (pêche côtière, palangriers…) compte 291 navires enregistrés en 2008. La filière palangrière au large, soit 45 navires, pèse à elle seule 3 100 tonnes de poissons (thon, espadon…). Les captures du segment petite pêche, le plus nombreux, atteignent les 400 tonnes de grands pélagiques et 80 tonnes de démerseaux (côtes réunionnaises). Sur ces derniers, Pascal Bach, chercheur à l’Institut pour la recherche et le développement, note : “On est en probable pleine exploitation avec une tendance à la diminution des captures et des rendements”.Concernant les stocks de pélagiques dans la ZEE réunionnaise et celles des pays voisins, les situations varient. L’espadon serait en pleine exploitation, voire en surexploitation, idem pour le thon jaune (albacore), le thon patudo lui est en pleine exploitation, seul le germon affiche un niveau satisfaisant et du potentiel. Or, la question centrale est de mettre en adéquation les capacités de pêche réunionnaise et les ressources de la zone. Et ce, même si la Réunion ne représente dans la zone qu’une très faible part des captures (2,32% pour l’espadon, moins de 0,5% pour le patudo et l’albacore). Tous les acteurs soulignent l’importance de booster les études scientifiques pour déterminer un état des stocks précis, idem pour la surveillance contre la pêche illicite… Mais, surtout, ils insistent sur l’importance de la mise en place d’une gouvernance à l’échelle de l’océan Indien (un atelier y est consacré aujourd’hui), sorte de comité consultatif régional, réunissant les pays riverains où la Réunion aurait voix à part entière et non uniquement par l’intermédiaire de la France ou de Bruxelles. Ces propositions et d’autres (les assises se poursuivent aujourd’hui, avec au menu, gouvernance et compétitivité) seront présentées au ministre, Bruno Le Maire, courant novembre. Au gouvernement ensuite de défendre cette position devant Bruxelles avant la nouvelle PCP qui sera arrêtée en2012.B.G.
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Last Updated ( lundi, 26 octobre 2009 )
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